Les transports – Il est très difficile de circuler à Brazzaville. En voiture, c’est beaucoup d’embouteillages et de temps perdu. Et si beaucoup de taxis sillonnent les rues, ils restent très chers pour le brazzavillois moyen. La majorité des habitants utilise ces petits bus (photo ci-dessus à gauche), généralement bondés, très lents car les routes sont vraiment mal entretenues. Le prix du trajet varie de 0,30€ à 0,70€. Pour comparatif, le salaire minimum se situe autour de 80€.
La santé – A Brazzaville, il n’y a pas de sécurité sociale. Les urgences ? On les trouve surtout dans les clinique privées, peu abordables. A Brazzaville, la santé se paie comptant dans le public comme dans le privé : sans argent, pas de médicament, ni d’intervention. La règle est simple.
L’école – Même publique, elle est payante. Et si les parents ne peuvent pas payer le trimestre, et bien, les enfants ne sont simplement pas réinscrits le trimestre suivant. Et c’est ainsi qu’on voit des gamins de 10 ans errés dans les rues, car leurs parents n’ont pas les moyens de payer les frais scolaires.
Les problèmes d’eau et d’énergie – Ce n’est pas un scoop, les délestages sont quotidiens, et peuvent durer plusieurs jours. Quant à l’eau, elle n’est jamais potable au robinet, quand elle arrive dans les logements, ce qui est loin d’être courant. Certains creusent pour trouver des sources, et le gouvernement encourage cette pratique pour pallier au problème de distribution. Dommage que la nappe phréatique ne soit pas vraiment en bon état, au vu du système d’évacuation des eaux usés.
Vivre à Brazzaville, c’est vivre dans une incertitude permanente, un chaos économique et social, dont la violence n’est pas absente.
Voilà ce que nous mesurons, nous l’équipe de Paris, quand, chaque mardi, nous échangeons avec l’équipe de Brazzaville qui nous donne des nouvelles de leur vie et de la vie des femmes. Et, à chaque fois, nous restons admiratives devant l’inépuisable résilience que les femmes mobilisent au jour le jour. Au prix, il faut le souligner, d’une fatigue sans fin qui a un impact considérable sur l’espérance de vie.

