Plus de ressources pour la Maison des femmes de Bacongo – Le kit « Confort sur le marché »

Depuis maintenant 15 ans que nous animons Femmes d’Afrique, Femmes d’Avenir à Brazzaville, nous avons pu voir combien il est difficile d’assurer le financement d’une petite ONG comme la nôtre. Quinze ans plus tard, la situation économique de la structure reste très précaire.

A ce jour, les Maisons des femmes de Brazzaville, qui pourtant reçoivent des centaines de femmes par an, ne vivent que par la générosité de quelques donateurs particuliers. Le budget de fonctionnement global n’est pourtant pas énorme, environ 15000 € annuels.

Le financement, un casse-tête

En effet, s’il a été relativement facile de trouver des fonds pour le projet à son démarrage, ou lors du lancement de la deuxième maison des femmes à Madibou, assurer la pérennité des Maisons des femmes est une tout autre affaire. Les fondations, même si elles reconnaissent la qualité de notre travail de terrain, l’intégration de la structure dans la société, et l’impact visible sur l’accompagnement et la vie des femmes qui nous côtoient, ne sont pas promptes à financer le fonctionnement. Il faut dire que souvent les bailleurs du développement attendent des résultats rapides et brillants, qui pourront justifier l’engagement. Notre travail de fourmi n’est pas visible.

L’engagement de l’équipe

Notre équipe est très engagée sur le terrain, et tient à ce que FAFA-Brazzaville demeure et se pérennise. Et notre équipe vit aussi de cette activité.
C’est devant ces difficultés récurrentes – et les nombreuses discussions qu’elles ont générées avec l’équipe – que celle-ci a décidé de se mobiliser afin de participer, pour une petite part, au financement de la Maison de Bacongo, en développant une petite activité dont les bénéfices pourront irriguer la vie quotidienne de la maison.

Sur une idée de Françoise Batantou, directrice de FAFA-Brazzaville, l’équipe propose de louer à des vendeuses sur le marché, un kit « Confort au marché ». Ce kit va proposer une chaise et un parasol contre un petit loyer journalier. 

Pourquoi des parasols ?
Parce qu’il peut faire très chaud et/ou pleuvoir beaucoup à Brazzaville. Dans tous les cas, il faut se protéger, d’où la nécessité d’un grand parasol. 

Et les chaises ? 
Les femmes sont, pour la plupart, six jours par semaine sur le marché, entre 8 et 9 heures par jour.  Les affaires sont toujours difficiles, avec la crise économique structurelle qui perturbe la vie des congolais depuis des années (retard dans le paiement des fonctionnaires, pénurie de carburant, coupure d’électricité et d’eau quotidiennes).
Les « mamans » ont bien besoin d’une chaise pour se reposer de temps en temps et d’un parasol pour se protéger du soleil et de la pluie.

L’idée est donc de louer à la journée un petit kit « confort » parapluie/chaise, ou l’un ou l’autre séparément suivant les besoins. Cela entraîne la création d’un poste à temps partiel pour un ou une étudiant(e).

Pour aider notre équipe à mettre en place l’activité, nous lançons un financement participatif afin de trouver l’investissement nécessaire à son démarrage.

Soutenir le projet de notre équipe, c’est plus de ressources mises à disposition des femmes et la création d’un job d’étudiant.
Participer au montage de l’activité « Confort au marché« 

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